(Avertissement : Ce qui suit est un cri du cœur à l’état brut. On oublie les bonnes règles d’écriture et, il va sans dire, le correcteur orthographique…)
Cette semaine, quand je suis allée porter mes bébelles dans le recyclage, je me suis rendue compte que la poubelle avait été ouverte, et que quelque chose brassait là-dedans… et évidemment, la forte puanteur m’a fait penser que ce devait être une mouffette…
Tant pis pour le recyclage, j’ai pris mes jambes à mon cou et filé tout-de-go dans la maison… Plus tard, je suis allée brasser la poubelle du bout du pied pour savoir si la locataire était toujours là. Rien, pas un « move », pas un son… Dans mon for intérieur, j’espérais donc qu’elle avait été assez fine pour sortir toute seule de son guêpier et retourner sagement de l’autre bord de la clôture… QUE NENNI!
Aujourd’hui, jour des poubelles, je n’avais plus le choix de faire quelque chose avec ça. Je me suis greyée d’un escabeau et d’un grand bâton, en me disant que je pourrais peut-être faire tomber la poubelle à partir de l’autre côté la clôture, grimpée sur mon escabeau. J’étais tu pas à bout de bras quand la miss mouffette se retourne de bord. Elle me voit. Je la vois. On se fixe… Ç’a duré un bon 10 secondes avant qu’elle décide de se placer en position stratégique, et moi, de sauter les trois marches de mon échelle avant de courir comme une folle avec ma perche de 6 pieds dans les mains!! La folle du village!!
Paniquée, je suis rentrée appeler la ville pour savoir si quelqu’un pouvait venir la ramasser. « Oui, oui, madame. Ça va vous coûter 75 $. » Tabouère… Le gentil garçon au bout du fil m’a conseillée d’essayer de remettre le couvercle sur la poubelle. « Si elle ne voit rien, elle ne prendra pas le risque de se pisser dessus. »
Okidou. Je repars, plus stressée que jamais. Je décide de confondre moumou en arrivant de l’autre côté cette fois-ci. Complètement mystifiée, moumou n’a rien vu venir… Je mets le couvercle sur la poubelle en vitesse, en me mordant les lèvres pour ne pas crier de panique et ne pas éveiller les soupçons de l’indésirable. Schlack! Le couvercle sur la poubelle! Snip-snip! Je serre les poignées! Waaaaaaaaaaaaahhhhhhh!! Je pars à courir avec la poubelle à bout de bras jusque dans le fond de la cour… Arrivée au bout, je me dis, je vais lui donner un bon swing, la poubelle va s’ouvrir et moumou va sortir pendant que bibi part à courir.
Un bon swing, bibi part à courir, mais le simonac de couvercle rien bien agrippé à la poubelle. Joualvert!!
N’écoutant que mon courage, je ramasse ma grande perche et je m’approche tranquillement de la chose. Snip. Je défais une poignée. Snip. Je défais l’autre. Waaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhh!!! Je pars à courir de plus belle jusque sur le patio. Je me retourne et je vois-tu pas la mouffette qui longe tranquillement la clôture pour s’en retourner probablement par où elle est arrivée.
Fiouf! Victoire de la banlieusarde! Mais la charmante odeur de « j’t’ai pas eue, mais attends la prochaine fois » qui plane dans la cour, et la maison, me rappelle que nous sommes bien peu de choses à côté d’une bestiole deux couleurs…
Trop drole !! Tu es plus brave que moi en tout cas. Moi, je pense que j’aurais mis la poubelle a la rue avec la mouffette dedans…. Il en aurait pour $75…le gars de la ville !!!